L’histoire de la deuxième moitié du 19e siècle dans le district de Muskoka a été taillée à la hache. Des légions de bûcherons se sont acharnées sur les vieilles forêts denses avec leurs épinettes blanches et noires, pins, mélèzes, peupliers, bouleaux et sapins baumiers.

Dans les années 1860, la guerre civile aux États-Unis a engendré un vaste marché pour le bois canadien. Le gouvernement de l’Ontario encouragea cette industrie lucrative. Il retient les droits de coupe même sur les terres qu’il donne aux colons et vend des permis d’exploitation à des compagnies.

L’accès au lac Muskoka offre aux bûcherons la possibilité de s’aventurer par bateau dans les forêts plus au nord. En 1873, l’arrivée du chemin de fer dans la région permet aux compagnies d’exporter plus facilement le bois. Ainsi, plusieurs moulins et manufactures de bardeaux voient le jour. L’industrie atteint son apogée dans les années 1870.

Mais la durabilité n’est pas encore une considération à cette époque. Ainsi, les bûcherons font si bien leur travail qu’ils finissent par éliminer leur gagne-pain. Au début des années 1900, la région ne compte presque plus de scieries.