Guide touristique L'Ontario
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Bassin des Francophones

L’aviron vous mène ?
Du canotage à en perdre le Nord

« Le lac Nipigon, par sa grandeur et sa beauté, est à couper le souffle. » - Martine Belleau

« J’ai vraiment apprécié les ours blancs à Cochrane !»
- Réjean Riopel
 

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La région de Témiskamingue

Temagami : 2 600 km de voies canotables

Au départ de Temagami et du parc provincial Finlayson Point, 20 circuits totalisant 2 600 km de voies canotables lancent leurs joyeux défis aux explorateurs de tout acabit. Un réseau tellement vaste et ramifié de lacs et de rivières qu’on pourrait y canoter toute une vie sans repasser deux fois au même endroit ! De la petite excursion en famille à l’aventure plus impétueuse, tout est possible. Location de canot. Forfaits avec guides. Aussi, 115 emplacements de camping dont plusieurs réservés au camping rustique.

 

Rivière Abitibi, pagayez ou voguez au paradis !

À Cochrane, mettez votre embarcation à l’eau ou louez une péniche et noyez vos soucis dans cette large et superbe rivière qui se joint, plus au nord, à la Missinaibi, puis à la Moose qui se jette à son tour dans la baie James. De la paisible balade de 90 km en péniche aux environs de Cochrane jusqu’à l’aventure suprême de pagayer et de portager jusqu’à la baie James, tous les scénarios sont canotables et tous les rêves navigables.

 


Pour les pieds montagnards
Forêts ancestrales et sommets enivrants

Ishpatina, extrêêêmissime aventure et geocaching

Joyau du parc provincial Lady Evelyn Smoothwater, l’Ishpatina, avec ses 693 m, est le plus haut pic de la province et l’un des défis les plus extrêmes qu’on puisse relever. Pour le gravir, il faut d’abord se rendre au pied de la montagne par des moyens autres que routiers : en canot par exemple, ou par une journée de marche dans une forêt touffue et sauvage. Une fois aux pieds du colosse, l’ascension est « relativement » plus facile. D’anciens sentiers de bûcherons vous y aideront. Il faut cependant savoir que la végétation y a repris ses droits à plusieurs endroits. Si vous n’avez peur de rien, l’ascension de l’Ishpatina sera sans doute l’un des récits les plus palpitants dans votre carnet d’aventures.

 

La tour de feu

À Temagami, au sommet du mont Caribou, gravissez les 3 paliers de cette tour de 35 m. À 439 m au-dessus du niveau de la mer, le point de vue sur la forêt de pins blancs centenaires est incontournable ! Laissez planer votre regard à 40 km à la ronde. Abandonnez-vous au vertige des splendeurs. Accès en voiture au belvédère du sommet de la montagne.

 

Le rocher du Diable

Une demi-heure de montée pour un spectacle aussi beau, c’est un vrai cadeau ! Un présent des dieux, légué par les Amérindiens qui le fréquentaient jadis et autour duquel résonnent les légendes. Du haut de ses 100 m, le rocher du Diable offre un panorama « coup de cœur » sur le lac Témiscamingue et son paysage hospitalier. Le sentier est balisé, donc accessible aux familles. Ne vous en privez surtout pas !

 

Éclair de nageoire ou battement d’ailes

Voir le spectacle de la nidification des bernaches dans un décor aussi vierge est un privilège. Et ce privilège nous est accordé du fait qu’aucune route ne se rend à la baie James. Il faut d’abord effectuer le trajet par rail, de Cochrane aux réserves amérindiennes de Moosonee et Moose Factory (une remarquable expédition en soi !), et de là, franchir les 10 km séparant ces villages amérindiens de la baie James sur les eaux de la rivière Moose. Une expédition magique, gage de souvenirs ailés mémorables.

Excursions d’observation des phoques et des bélugas aussi offertes par les guides autochtones cris.

 


Ours polaires :
expériences vraies, profond respect

À Peawanuck

Si les ours polaires vous fascinent, aller à Cochrane est un must. D’abord, c’est le point d’embarquement de l’Express de l’ours polaire, le seul moyen de transport terrestre qui permet de se rendre à la baie James. C’est de là, plus précisément de Moosonee, que décollent vers Peawanuck sur la baie d’Hudson les avions des excursions d’observation des ours polaires en milieu naturel. Si vous avez le cœur solide, vous ne trouverez pas d’expédition plus authentique. Avec des guides autochtones de la nation crie.

 

À Cochrrrrrrane

Pour les familles ou les moins aventureux, l’habitat d’un acre aménagé à Cochrane pour les grands ours blancs est une véritable merveille. Le site est tellement respectueux du milieu naturel que, chose rare, Nanuk, un ours polaire de 24 ans, s’y est creusé une tanière. On peut le voir en compagnie de deux femelles, Nakita et Aurora, et apprendre mille détails fascinants sur leur vie. Les enfants peuvent même nager tout près d’eux, on pourrait quasiment dire « avec eux », dans une piscine vitrée jumelle de la leur. Un plaisir féroce... sans les péripéties de l’excursion dans le Grand Nord.

 


Toute une « amérindianité »
à vivre et à partager

Communautés cries de la baie James

Si vous avez l’âme amérindienne ou la fascination des découvreurs pour les territoires vierges, il faut à tout prix faire l’expédition ferroviaire guidée à bord de l’Express de l’ours polaire. Sur 297 km de rail, la forêt boréale vous conduira aux réserves amérindiennes de Moosonee et Moose Factory, à 10 km de la baie James.

Située à l’embouchure de la grande rivière Moose, Moose Factory fut la première colonie anglophone permanente de l’Ontario (1673). En compagnie d’un guide autochtone cri, visitez d’abord Moosonee, puis traversez la rivière en taxi-canot (surveillez les fossiles sur la rive). Vous franchirez du même coup 400 ans d’histoire ! Le poste de traite des fourrures, la vieille chapelle, le cimetière et le goût du pain bannique ressusciteront dans votre imaginaire une aventure épique et sauvage.

Aussi offerts par la communauté autochtone crie : des excursions nautiques jusqu’aux rives de la baie James ainsi que le forfait Neebeesh de trois jours, qui ajoute la découverte du mode de vie traditionnel des Cris aux visites touristiques plus courantes.

 

Spiritualité anishnabai sur l’île Tortue

Au centre du lac Temagami, à quelque 3 km de la rive, flotte Turtle Island, l’île des Anishnabai depuis 6 000 ans. Chaque année, des moines bouddhistes viennent
y méditer sur le Dharma et la spiritualité autochtone. C’est l’île où Grey Owl épousa Anahareo. La nation anishnabai vous propose d’y vivre, sur une période de quelques jours, une retraite spirituelle active et profonde. L’île abrite une forêt séculaire de vénérables pins blancs dont certains comptent 350 ans. Laissez-les vous parler et vous inviter à accomplir des rituels qui apaisent l’esprit et guérissent l’âme.



Riches filons et gourmandises

Cobalt : la ruée vers l’argent

Cobalt serait la ville la plus historique de tout l’Ontario. On dit même d’elle que « c’est la ville qui a bâti Toronto ». Cette toute petite agglomération de
1 500 habitants recèle tant d’histoire qu’elle compte trois musées, dont le plus important est consacré à l’histoire minière. À la belle époque, on raconte que c’est de l’argent pur à 99 % qu’on sortait des mines de Cobalt. En fait, la ville de Cobalt était tellement importante que le club de hockey Les Canadiens de Montréal y a joué sa première partie à l’époque où il s’appelait encore les Wanderers ! Venez y remonter le filon d’une histoire incroyable qui a fait naître Toronto, la métropole du pays.

 

Haileybury : richesse et opulence
des millionnaires

Tout à côté de Cobalt, découvrez le monde de la « haute », la richissime ville des magnats et présidents de mines. Admirez l’élégance et le faste de leurs somptueuses résidences. On peut maintenant s’offrir une suite luxueuse dans une de ces demeures d’époque et, l’espace d’une journée, enfiler robe de soie ou redingote et jouer au millionnaire en compagnie d’un accompagnateur acteur, francophone ou anglophone. Venez y vivre la vie des gens riches et célèbres. « Monsieur et sa dame désirent-ils que je serve le thé avant ou après leur visite au musée Héritage ? »

 

Foire gourmande de Ville-Marie

En quête de surprises gustatives et de révélations culinaires ? Rendez-vous fin août à Ville-Marie où 50 exposants vous font céder à la tentation de zieuter, humer et goûter une multitude de produits régionaux du terroir. Bien que l’événement se déroule en territoire québécois, il regroupe des artisans et producteurs ontariens et québécois qui font tous partie de la même communauté géographique : celle qui partage l’art de vivre et les beautés naturelles du lac Témiscamingue.